Articles
sur les enzymes et la nutrition
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De
quoi est fait un aliment ?
Comme tout le monde le sait, un aliment est composé :
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De
sucres simples ou complexes soit les glucides,
les amidons….
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De
plusieurs sels minéraux.
-
D’oligoéléments,
un peu comme des sels minéraux mais dont la concentration
dans le corps est infime, presque insignifiante, pourtant
en cas de carence, « bonjour les problèmes de
santé ! », la quantité ne justifiant pas
l’importance.
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D'acides
aminés, de protides,
de protéines
qui servent à la construction de la cellule et d’autres
substances du corps.
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D'acides
gras, les lipides, en somme les graisses qui
représentent un monde varié et souvent plus
riche que ce que l’on s’imagine à leur
sujet.
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De
vitamines.
-
D'enzymes.
-
Ainsi
que d’autres substances annexes utiles à la vie.
Entre tous ces éléments, il existe une relation
de concurrence pour certains, une relation de complémentarité
pour d’autres. Chacun de ces éléments est
important, en cas d’excès ou de carences, des manifestations
morbides apparaissent sous forme de symptômes ou de maladies.
Dans
l’article qui suit, nous vous présentons les enzymes,
éléments essentiels peu connu du grand public.
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Définition
d’une enzyme
Nom
féminin attribué par Walter Kühne
en 1877, du grec En= dedans et zumê=levain,
désignant chez les anciens un ferment soluble (dictionnaire
des termes médicales).
Une enzyme est une substance de nature protéique élaborée
par un être vivant et capable par ses propriétés
catalytiques de la mise en action d’une réaction
chimique bien spécifique :
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La fraction protéique ou l’apoenzyme
qui régit la vitesse catalytique de l’enzyme
ainsi que sa spécificité biochimique.
-
La
partie non protéique, le coenzyme
ou groupement prosthétique soit la partie non spécifique
de l’enzyme qui participe à la réaction
de catalyse. Le coenzyme se retrouve intact après la
réaction (vitamine et/ou oligoélément).
Techniquement, il est question de l'héteroenzyme
soit une enzyme composée d'une partie protéique
et d'une partie non protéique (coenzyme).
Sans la coenzyme, la catalyse
de la réaction (transformation des substances alimentaires,
hormonales, neurotransmetteurs…) ne peut avoir lieu.
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Une
enzyme exclusivement protéique est désigné
par le terme d’holoenzyme
c'est à dire qu'elle est composée exclusivement
d'acides aminés.
Anciennement,
pour nommer l’enzyme, il fut utilisé le terme de
ferment puis diastase que l’on retrouve d’ailleurs
encore en usage.
Pour reconnaître une enzyme, la terminologie veut que les
termes finissant par le suffixe « as » soient
identifié comme une enzyme. Le suffixe est ajouté
à la terminaison du substrat ou de la réaction :
-
Amylase
: transformatrice de l’amidon,
-
Lipase
: transformatrice de lipides,
-
Etc.
Il existe un système de classement des enzymes instauré
par la « Commission des enzymes » (Enzyme Commission
numbers EC) sur le mode suivant :
- EC 1 - Oxydoréductase
: catalyse (accélère) les réactions d'oxydoréduction.
- EC 2 - Transférase
: transfèrent un groupement fonctionnel, par exemple
un groupe méthyle ou phosphate.
- EC 3 - Hydrolase
: catalyse l'hydrolyse de diverses liaisons.
- EC 4 - Lyase
: brise diverses liaisons par d'autres procédés
que l'hydrolyse et l'oxydation.
- EC 5 - Isomérase
: catalyse les réactions d'isomérisation dans
une simple molécule.
- EC 6 - Ligase
: joint deux molécules par des liaisons covalentes.
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Oxydoréduction
:
Réaction faisant intervenir un transfert d'éléctrons
d'un composé à un autre.
Catalyser
:
Provoquer ou accélérer une
réaction.
Hydrolyse :
Décomposition d'un corps, d'une moléculre,
par l'eau ou par les ions issus de l'eau avec formation de nouvelles
molécules.
Liaisons
covalentes :
Lien qui unit les atomes d'une molécule par mise en commun
d'éléctron.
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Enzymes
: mode d’emploi
En générale les enzymes fonctionnent comme des catalyseurs
(catalyseur du vivant), elles permettent que les réactions
biochimiques (la chimie du vivant) soient accélérées.
Pour
se faire une image de l’ordre de grandeur :
Une transformation chimique qui prendrait, sans enzyme
plus ou moins une dizaine de jours, a lieu en une seconde en présence
de l’enzyme. Imaginez le temps de la digestion et
de l’infinité des transformations qui ont lieux dans
la cellule alimentaire sans les enzymes !!!
Comparaison :
La bactérie Escherichia coli possèderait 607 enzymes,
de quoi rendre malade un intestin ; l’Homme (l’organisme
humain) fabriquerait 75000 enzymes connues, de quoi digérer
une E. coli !
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Que
se passe t-il ?
Les scientifiques nous donnent l’explication simplifiée
suivante :
En présence de l’enzyme, que l’on peut imaginer
comme une pièce d’un puzzle dotée d’une
forme particulière à laquelle vient se joindre le
substrat (il entre dans la cavité) comme une autre pièce
qui correspond parfaitement à l’emplacement vide.
L’enzyme fixe le substrat, elle agit, la réaction
se produit en une fraction de seconde, le substrat n’est
plus le même, il est transformée et relâché,
l’enzyme reste tel quel, un autre processus peut alors recommencer
par une nouvelle action de transformation sur un nouveau substrat,
cela plusieurs centaines de milliers à plusieurs millions
de fois.
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Les
enzymes et leurs rôles biologiques :
La
nature étant faite dans l’absolue perfection, elle
a doté les êtres vivants des outils les plus performants
pour subvenir à leurs besoins en réponse au milieu
dans lequel ils vivent. L'un de ses outils est l'enzyme.
Les enzymes sont présentes dans tout corps animal et végétal.
Toutes les glandes du corps, directement ou indirectement, produisent
ou font appel aux services de la substance « enzyme »,
raison pour laquelle il est important de veiller à avoir
l’apport le plus riche en vitalité alimentaire possible.
Une des grandes capacités et virtuosités des enzymes
(pour certaines et dans certaines conditions) est la capacité
d'adaptation aux besoins de leur fonction (du besoin de la cellule).
Elles ralentissent ou accélèrent les réactions
catalytiques, elles ont pour certaines la faculté d’être
polyvalentes.
On les retrouve dans la salive sous la forme d’amylase,
dans le tractus digestif, dans la cellule, dans le sang…
Elles transforment, régularisent, détruisent, interviennent
dans l’apparition de pathologies, ainsi que dans l’élimination
de celle-ci.
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Mais
encore :
Les
enzymes sont issues de l’ADN et de l’ARN de la cellule
vivante. De nos jours, elles sont produites en laboratoire sur
fond de culture de micro-organismes.
Elles se retrouvent dans les produits de lessives et autres produits
de nettoyage, dans les médicaments, dans les substances
de l’industrie agro-alimentaire etc.
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Valeur
essentielle pour la sauvegarde des enzymes :
Pour le bon fonctionnement des enzymes, il est important d’optimiser
les conditions suivantes :
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Le PH : en règle
générale il se rapproche de la neutralité
sauf si l’enzyme a une fonction particulière
(enzyme gastrique…)
Toutes les enzymes actives et adaptées à être
fonctionnelles dans le milieu PH 7 sont détruites par
l’acidité du corps, ou de l’apprêt
culinaire comme c’est le cas avec la vinaigrette, les
acidifiants…ainsi que par les bases, plus le milieu
est proche de PH 14 plus l'action destructrice des bases sur
les enzymes est prompt.
-
La
chaleur : la
température idéale est le plus souvent celle
des êtres vivants (36°C, 38°C) avec des exceptions
pour les micro-organismes, les animaux des fonds marins…
Toutes les formes de cuisson (micro onde, chauffage à
induction…) sont des agents destructeurs du bio-cataliseur
qu’est l’enzyme.
-
La
pression avoisine
les 1 atmosphères sauf exception des êtres qui
vivent dans des conditions de pression autres (altitude, fond
marin…). Les enzymes sont complètement détruites
par leurs passages à la cocotte minute, au four à
vapeur…
Les
apports nutritionnels consistent à approvisionner l’organisme
de substances vivantes, variées, riches en oligoélément,
vitamines, enzymes…
Ces éléments ne se retrouvant que dans des aliments
n’ayant subit aucune transformation, mélangés
à d’autres substances, chauffés, refroidis,
séchés, déshydratés, concentrés…
en bref, touchés par l’industrie ou la préparation
culinaire moderne.
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Apports
enzymatiques :
Pour
avoir un apport enzymatique, vitaminique, minéral ainsi
qu’en oligoéléments, sucres, graisses, protéines
et en toutes substances essentielles au corps (souvent ou peu
citées mais d’importance capitale pour un fonctionnement
optimale de la structure de l’être vivant) il est
fondamentale d’avoir un apport alimentaire sain et juste
non perverti par les transformations thermique et ou chimique…
Ce qui signifie sans interférer dans la
structure atomique, moléculaire, génétique,
chimique, physique et énergétique de l’aliment
sachant que l’on a affaire à des substances extrêmement
fragiles que toute transformation pyrétique (cuisson…),
mécanique (broyage…), chimique (mélange…),
physique (consistance, couleur…), génétique
(manipulation de toutes sortes…), et autre va dévaloriser
voire rendre complètement inutilisable pour le corps.
Selon
certains facteurs individuels, les déséquilibres
puis les symptômes et enfin les maladies curables ou incurables
ne tardent pas à devenir le résultat d’une
alimentation morte, vidée de sa vitalité au bénéfice
du goût, de la paresse, de l’incapacité au
bon sens, de la perte de repères et du bon profit d’une
industrie alimentaire de la faim.
Pour l’exemple, une pomme n’ayant subit aucune transformation
nourrit. Une pomme apprêtée est plus ou moins neutre
voire elle requière de l’énergie et de la
substance de l’organisme pour qu’il puisse s’en
débarrasser. L'organisme n'y arrive pas toujours !
Bon
appétit !
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Mario
Hamitouche
Naturothérapeute
Le 30 mai 2007
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